Départ de l'entreprise : la prise de références, un risque mal mesuré. Par Jean Duffour, Avocat.
La restitution des biens saisis et la protection du tiers de bonne foi : l'exigence d'une motivation renforcée. Par Emma Renucci, Étudiante.
Mon Accompagnateur Rénov' et TVA à 5.5% : opérations complexes, rescrit et incertitudes de traitement. Par Emmanuel Perez, Avocat.
Affaire des assistants parlementaires du MoDem : François Bayrou jugé en appel à Paris à partir du 9 septembre
La Cour d’appel de Paris a annoncé mercredi 11 mars que le procès en appel de François Bayrou, dans l’affaire des assistants parlementaires européens du MoDem, se tiendra du 9 septembre au 5 octobre 2026. Au total, treize personnes seront rejugées, dont les partis Union pour la démocratie française (UDF) et le MoDem en tant […]
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Google condamné en France à 23 millions d’euros pour pratiques anticoncurrentielles
Google a annoncé mercredi 11 mars que le Tribunal des activités économiques de Paris l’a condamné à verser 23 millions d’euros de dommages et intérêts au groupe M6. La justice reproche au géant américain d’avoir favorisé sa propre plateforme de publicité en ligne, une pratique qui aurait évincé certains de ses concurrents du marché. Pour […]
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Clause résolutoire et loyers impayés : l'exception d'inexécution demeure une arme procédurale pour le locataire commercial. Par Noémie Le Bouard, Avocat.
Le refus de détachement du fonctionnaire pour nécessités de service. Par Sylvain Bouchon, Avocat.
La contribution pour la justice économique à l’épreuve du Conseil constitutionnel
Tandem Juristes/Opérationnels : mode d'emploi de l'équipe optimisée !
Fraude bancaire et spoofing : état des lieux de la jurisprudence récente (2024-2026). Par Alban Bizieux, Avocat.
Concours d’architecte : une simplification procédurale sous condition
Contrats informatiques : comment sécuriser les projets IT à forts enjeux ?
Irrecevabilité d’une demande d’asile du fait de la protection dans un autre État membre : la notion de protection effective confrontée au droit à la vie familiale
Dans un arrêt du 30 janvier 2026, le Conseil d’État précise les conditions dans lesquelles une demande d’asile sera déclarée irrecevable en raison de l’existence d’une protection internationale accordée par un autre État membre de l’Union européenne. Il confirme que cette irrecevabilité repose sur une présomption de protection effective fondée sur le principe de confiance mutuelle entre États membres et envisage de manière restrictive les cas dans lesquels cette présomption peut être renversée. La Haute juridiction juge en effet que l’absence de possibilité de regroupement familial dans l’État ayant accordé une protection subsidiaire ne suffit pas à cette fin. Elle adopte ainsi une interprétation de la notion de protection effective limitée à la prévention des traitements contraires à l’article 4 de la Charte des droits fondamentaux. Si cette solution apparaît conforme au cadre juridique européen et à la jurisprudence de la Cour de justice, une autre voie, permettant d’inclure le respect du droit à la vie familiale dans l’appréciation de l’effectivité de la protection, aurait été envisageable.
Appréciation du seuil de 300 salariés au niveau de l’entreprise en matière de représentation syndicale
Le délégué syndical n’est, de droit, représentant syndical au comité social et économique que dans les entreprises de moins de 300 salariés, seuil qui ne s’apprécie pas au niveau de l’établissement.
Précisions sur les droits reconnus au demandeur dans le cadre de la procédure de demande d’aide au titre de la politique agricole commune
L’article 59 du règlement (UE) n° 1306/2013 du 17 décembre 2013 relatif au financement, à la gestion et au suivi de la politique agricole commune et l’article 4 du règlement d’exécution (UE) n° 809/2014 de la Commission du 17 juillet 2014 établissant les modalités d’application du règlement (UE) n° 1306/2013 en ce qui concerne le système intégré de gestion et de contrôle, les mesures en faveur du développement rural et la conditionnalité doivent être interprétés comme permettant au demandeur de « bonne foi » de corriger ou d’ajuster sa demande lorsqu’il apparaît qu’elle est affectée d’une « erreur manifeste ». Cette possibilité est également ouverte « postérieurement à la date limite de complétude des dossiers […] à l’occasion d’un recours gracieux exercé contre une décision de rejet de sa demande ». Cela comprend les cas dans lesquels le demandeur a omis de joindre à son dossier une ou plusieurs pièces justificatives requises par l’autorité compétente.
Quand l’extension du domaine d’application de l’article 6-1 fait basculer la procédure pénale dans le monde quantique
L’ouverture d’une information judiciaire du chef de faux en raison du contenu mensonger figurant dans un procès-verbal rédigé par un officier de police judiciaire est parfois soumise à l’exception préjudicielle de l’article 6-1 du code de procédure pénale, et parfois non. Alors qu’il existait un critère clair d’application, la Cour de cassation a complexifié la distinction en admettant que le faux entre dans le giron de cette disposition quand il participe à un stratagème déloyal.
Protection de l’environnement et droit de propriété : la Cour européenne étend sa méthode en matière d’obligations positives
L’affaire Tishkina c/ Bulgarie pourrait apparaître comme un contentieux très localisé, lié aux conséquences de l’exploitation minière clandestine dans une région marquée par l’histoire charbonnière. L’intérêt de l’arrêt dépasse pourtant largement ce contexte particulier. Sans qualifier l’affaire de litige environnemental, la Cour y mobilise la méthode d’analyse élaborée dans sa jurisprudence relative aux risques environnementaux pour apprécier les obligations positives de l’État au regard de l’article 1 du Protocole n° 1. La décision illustre ainsi l’extension progressive de cette grille d’analyse à des situations où les atteintes aux biens résultent de phénomènes territoriaux durables auxquels les autorités publiques doivent apporter une réponse effective.
Création de contenu vidéo en ligne : l’Autorité de la concurrence dénonce l’opacité des plateformes
L’avis rendu par l’Autorité de la concurrence le 18 février 2026 analyse la concurrence dans le secteur de la création de contenu vidéo en ligne et met en exergue les risques concurrentiels résultant du pouvoir de marché des plateformes face à la dépendance structurelle des créateurs. L’Autorité enjoint fermement les plateformes à faire preuve de transparence quant aux conditions de monétisation des vidéos, au fonctionnement des algorithmes de recommandation et à l’utilisation de l’intelligence artificielle générative.
Réserve de propriété : l’exigence d’une acceptation expresse et antérieure à la livraison en cas de discordance entre les conditions générales
Une réserve de propriété, qui nécessite l’accord de volonté des vendeur et acheteur, doit être mentionnée de façon suffisamment apparente, claire et lisible pour pouvoir être acceptée par ce dernier, et la présence de clauses croisées se contredisant exclut l’existence d’une clause de réserve de propriété. Le refus de l’acheteur de reconnaître l’existence d’une telle clause ne peut être rétracté que par acceptation expresse et antérieure à la livraison, et ni l’exécution du contrat en connaissance de cause ni la signature du bon de livraison n’y suffisent.